La rentrée approche et si internet n’était pas déjà assez présent dans nos habitudes, il semble vouloir prendre encore davantage de place dans le contexte de pandémie dans lequel nous évoluons. Le web fait partie intégrante de notre quotidien avec ses atouts et ses menaces. Pour le meilleur et parfois pour le pire, nos enfants n’en sont pas épargnés !

Comment protéger la vie privée de nos enfants sur la toile ?

 

1- Enseigner l’esprit critique et les bonnes pratiques

 

Il nous est impossible d’être derrière l’écran avec nos enfants à chaque instant. Il nous faut donc les responsabiliser afin qu’ils adoptent un comportement respectueux et prudent sur les réseaux (comme dans la vie réelle). Il est nécessaire que nous nous assurions que nos enfants comprennent les répercussions réelles des leurs actions virtuelles.

NB : En tant que parent nous sommes responsables de tout contenu inapproprié publié par nos enfants dont nous aurions eu connaissance mais que nous n’aurions pas supprimé !

En utilisant des images simples, nous pouvons leur apprendre à partager leurs informations avec conscience. Par exemple : « je ne partage rien que je n’oserai pas afficher sur a porte de ma salle de classe, à la vue des mes amis, mes professeurs et mes parents ».

En parallèle, nous devons entrainer les plus jeunes à faire preuve d’esprit critique  pour démasquer la publicité dissimulée, des prises de contact malveillantes ou des tentatives de violations de leur vie privée.

Concrètement, quelques bonnes pratiques incontournables à mettre en place avec nos enfants :

  • Avoir des comptes sécurisés avec des mots de passe solides et privés
  • Utiliser des pseudonymes et une adresse mail anonyme pour les sites de jeux
  • Ne pas partager sa localisation en temps réel sur des réseaux publics
  • Prévenir immédiatement un adulte en cas de propositions gênantes sur les réseaux ou de piratage de compte
  • Ne pas partager d’informations privées avec des inconnus
  • Ne pas utiliser la webcam ou faire de visio sans la supervision d’un adulte

 

2- Mettre en place des outils de contrôle parental

 

Ils sont nombreux et facilement accessibles. Quelques conseils pour s’y mettre :

  • S’appuyer sur les options de sécurisation inclues dans nos téléphones / ordinateurs.
  • Opter pour des solutions évolutives et permettant un paramétrage fin.
  • Eviter les solutions trop intrusives dans les données collectées (sur les téléphones par exemple évitez la géo-localisation ou la relève de données biométriques)

Ceci dit, soyons réalistes, ces outils, aussi performants soient-ils, ne pourront pas entraver la volonté ferme de désobéir d’un enfant.  Nous devons les guider et les inspirer pour qu’ils chérissent leur vie privée !

 

3- Montrer l’exemple et rester informé

La pudeur numérique qu’il est important d’inculquer à nos enfants ne sera crédible que si nous l’appliquons nous-mêmes. Soyons respectueux et responsable dans notre usage d’internet et des réseaux. Restons informés des nouvelles pratiques, applications et jeux à la mode afin de comprendre l’univers de nos enfants et mieux les accompagner.

 

Petit focus : pourquoi ne pas publier de photos de mes enfants sur les réseaux ?

Cette question est probablement devenu un sujet de discussion à éviter lors d’un repas de famille tant elle cristallise les tensions. Concrètement quels sont les risques :

  • La réutilisation des images : lorsqu’une image est publiée sur internet il est impossible d’en avoir le contrôle exclusif. Il n’est pas rare que des parents retrouvent par hasard une photo de leurs enfants sur une page de promotion d’un produit quelconque dans un pays étranger. Ce n’est pas souhaitable mais c’est une surprise moins terrible que de réaliser qu’une photo de nos enfants est enregistrée dans la base de données d’un site pédopornographique. Oui, ce risque et réel, ces mésaventures existent.
  • La constitution d’une e-réputation pour nos enfants et le risque de contrevenir à leur vie privée d’adulte : les parents d’enfants mineurs peuvent publier des photos de leurs enfants mais gardons à l’esprit que toutes ces publications ne disparaitront pas et pourraient être un frein à leur vie professionnelle et privée dans le futur.
  • La vente d’images à des entreprises : lorsqu’il est fait sur un réseau social tel que Facebook, le partage d’une image s’apparente à une vente de l’image puisque nous donnons le droit à l’entreprise de réutiliser ces images à des fins publicitaires ou à les sous-licencier.
  • L’évolution des pratiques numériques : ce point n’est certes que de la spéculation mais il n’est pas à négliger. Nous ne savons pas quels seront les usages dans la prochaine décennie et quelles pourront alors être les conséquences du partage des photos de nos enfants. Si ,par exemple, nos iris nous permettent de nous authentifier en ligne, sera-t-il possible pour des pirates de réutiliser des photos de nos enfants pour leur extorquer des informations?

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